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Une chasse aux sorcières contre les médias indépendants honnêtes a été lancée au Canada

C'est le bordel au CACANADA !

Projet de loi C-18 : Comment avez-vous appris vos nouvelles aujourd’hui? Êtes-vous allé sur un site ou une chaîne d’information grand public pour savoir ce qui se passe dans le monde? Ou vous avez décidé d’obtenir vos informations via une plate-forme alternative, probablement accessible via votre téléphone.

Pour ceux qui sont ici, il y a de fortes chances que vous ayez opté pour cette dernière option. Et ce n’est plus une supposition à faire, car les données prouvent maintenant que de plus en plus de Canadiens se détournent des plateformes médiatiques établies vers d’autres plateformes en ligne.

Nous vous avons dit plus tôt que ce changement n’a pas été bien accueilli par le gouvernement au pouvoir, qui finance ces grands médias. Et donc les libéraux sont maintenant anxieux et ont lancé une chasse aux sorcières contre les médias canadiens indépendants et honnêtes.

Les libéraux disent maintenant que les services de nouvelles en ligne ne rapportent pas les bonnes informations. 

« Quand nous verrons que des centaines de médias ont fermé dans ce pays depuis 2008, et nous verrons l’argument selon lequel eh bien, quelques centaines d’autres organes de presse en ligne ont surgi à cette époque, ce que nous ne voyons pas, c’est que ce ne sont pas des nouvelles. Ils ne recueillent pas de nouvelles.

La députée libérale Lisa Hepfner, elle-même ancienne journaliste, a récemment fait ce commentaire lors de l’ examen article par article du projet de loi C-18, tout en expliquant comment le gouvernement considère que seuls les médias en place méritent d’être soutenus. 

Le projet de loi C-18 établit un nouveau cadre législatif et réglementaire pour réduire les écarts de pouvoir de négociation qui existent entre les plateformes numériques et les organes de presse concernant la façon dont le contenu des nouvelles peut être consulté et partagé sur ces plateformes. Essentiellement, le projet de loi C-18 exige que les plateformes numériques concluent des accords commerciaux équitables avec les organes de presse

Lorsque le gouvernement libéral a présenté le projet de loi C-18, il a exprimé son intention de soutenir l’industrie canadienne de l’information. Les raisons invoquées étaient de soutenir le journalisme local, de soutenir l’innovation dans l’information et d’assurer la diversité dans l’industrie de l’information.

Toutefois, le projet de loi C-18 règle-t-il vraiment le problème dont il parle? La réponse est non. 

De nombreux experts pensent que le gouvernement décrit à tort que le secteur de l’information est en crise, car les plateformes en ligne « volent » le contenu de l’actualité aux producteurs d’actualités. Ils disent que les plateformes en ligne ne volent pas le contenu des nouvelles des entreprises de presse. Ce sont les entreprises de presse elles-mêmes qui publient le plus leurs articles sur les plateformes en ligne ; ils encouragent volontairement la diffusion de leur contenu sur les plateformes sociales. Ils pourraient facilement bloquer le partage de leurs articles sur les plateformes s’ils le souhaitaient. 

En fait, le projet de loi C-18 encouragera la diffusion d’un plus grand nombre de contenus d’information de mauvaise qualité sur Internet au Canada.

De nombreuses plateformes de médias d’information indépendants et alternatifs conviennent qu’il y a une crise pour elles en termes de financement de la production d’informations. De nombreuses startups de médias d’information, ainsi que des informations locales, en particulier, ont énormément souffert de la baisse de leurs revenus publicitaires. 

Bien que le gouvernement libéral prétende que ce projet de loi va insuffler une nouvelle vie à ces médias mourants, il prévoit en fait de verser plus d’argent dans son ventre de médias favoris.

Selon un rapport du directeur parlementaire du budget, la majorité des 329 millions de dollars annuellement que le projet de loi fédéral sur les nouvelles en ligne injecterait dans le secteur de l’information iraient aux radiodiffuseurs, notamment la CBC financée par l’État.

Moins d’un quart de l’argent investi dans le journalisme par des géants de la technologie comme Facebook et Google irait aux journaux et aux organes de presse en ligne, selon l’analyse. Des radiodiffuseurs comme CBC, Bell, Shaw et Rogers recevraient la majorité du fonds si le projet de loi devenait loi. 

Ainsi, les motifs sinistres derrière le projet de loi C-18 ne sont pas bien cachés. Le projet de loi donne au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de nouveaux pouvoirs sans précédent pour réglementer tous les aspects de l’industrie canadienne de l’information. Le CRTC serait chargé de déterminer qui est un journaliste. Le CRTC aura un pouvoir illimité pour demander des informations aux plateformes et aux entreprises de presse.

En fin de compte, le projet de loi C-18 permettrait au gouvernement fédéral d’avoir un pouvoir énorme lorsqu’il réglemente les nouvelles sur lesquelles les Canadiens comptent, avec peu ou pas de freins et contrepoids.

 Cela fait partie de la tentative plus large du gouvernement de maintenir la pertinence de ses médias à un moment où les gens ne leur font plus confiance et préfèrent entendre des points de vue plus différents. 

Cependant, dans sa hâte à promulguer ses lois draconiennes, le gouvernement désespéré, au lieu de résoudre ses problèmes, fait peser davantage de menaces sur l’industrie canadienne de l’information.


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