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Poutine prévient une dernière fois Erdogan alors que la Turquie commence à envahir le nord de la Syrie

Nouvelles de la Turquie et de la Syrie du Nord ... par Rohit Yadav

Erdogan a supposé que Poutine ne se préoccuperait pas de la Syrie alors que la guerre en Ukraine reprend ses droits. Hélas ! Rien n’est pénible pour Poutine. Erdogan a essayé d’attaquer l’influence de Poutine en Syrie et maintenant, Poutine a un message d’avertissement pour lui.

Il y a plus d’une semaine, le centre d’Istanbul a été secoué par une attaque terroriste. Les autorités turques ont indiqué qu’une explosion dans un lieu très fréquenté d’Istanbul avait fait au moins six morts et 81 blessés. Un ressortissant syrien arrêté par la police a imputé l’attentat au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Toutefois, le PKK a nié tout rôle, expliquant qu’il ne prendrait jamais les civils pour cible.

Les pays ont exprimé leur solidarité avec la Turquie et le peuple turc à l’occasion de cette attaque. Les États-Unis ont également exprimé leurs condoléances. Cependant, la Turquie a rejeté avec véhémence la déclaration de condoléances américaine et a accusé les États-Unis d’être complices de l’attentat.

Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré : « Je souligne une fois de plus que nous n’acceptons pas et rejetons les condoléances de l’ambassade des États-Unis. »

La Turquie attaque la Syrie

Profitant de la situation, les avions de guerre turcs ont mené l’opération « Claw-sword » contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les YPG, qui, selon Ankara, sont une branche du PKK, et ont détruit 89 cibles en Syrie et en Irak.

Selon le ministère de la défense, les représailles de dimanche et lundi ont entraîné la mort de 184 terroristes.

La Turquie a également déclaré que son action du week-end était une réponse à un attentat à la bombe commis la semaine dernière dans une grande rue piétonne d’Istanbul, qui a tué six personnes et a été attribué par le gouvernement à des terroristes kurdes. Bien que le PKK et le SDF aient tous deux nié être impliqués dans cette attaque.


Les analystes pensent qu’Erdogan a lui-même organisé l’attaque terroriste, alors que sa popularité est en chute libre et que les élections en Turquie approchent.

L’intention astucieuse d’Erdogan était d’attaquer enfin la Syrie soutenue par la Russie. Il a rendu les États-Unis responsables de l’attaque, Washington ayant averti Ankara de l’extension de la zone tampon dans le nord-est de la Syrie.

Merva Syamend, porte-parole de la milice principalement kurde YPG, a déclaré :

« Les Turcs ont bombardé beaucoup d’endroits dans le nord-est de la Syrie par des drones et par des avions. Leur excuse est le bombardement d’Istanbul. Ils ont accusé les YPG pour cette attaque, mais ce n’est pas ainsi que nous nous procédons. »

Syamend poursuit :

« Nous pensons que l’attaque a été mise en scène par les services de renseignement turcs pour faire d’une pierre deux coups : d’abord comme prétexte pour nous attaquer et ensuite pour accélérer le processus de renvoi des Syriens dans les zones que les Turcs occupent en Syrie. »

Poutine met en garde Erdogan

Moscou a exhorté Ankara à s’abstenir de toute violence en Syrie. Au milieu d’une nouvelle escalade dans un conflit prolongé, un représentant du Kremlin a exprimé son inquiétude quant à la récente escalade de la guerre dans la région. L’avertissement est digne d’intérêt pour la Turquie.


Alexander Lavrentyev, l’envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine, a déclaré :

« La Russie fait tout son possible depuis des mois pour empêcher toute opération terrestre de grande envergure. »

Il est clair que la Russie n’est pas satisfaite de la récente escalade de la Turquie en Syrie. L’emprise de la Russie dans le nord est une chose dont la Turquie veut prendre le contrôle. Si la Turquie franchit sa ligne, il est possible qu’un conflit militaire éclate entre Moscou et Ankara.

La Russie n’aimerait pas perdre ses marques en Syrie qu’elle a gagnés après des années de luttes intestines. La Turquie est entourée d’ennemis dans la région, qui ont tendance à partager de bons liens, voire des liens amicaux, avec la Russie. La Grèce et Chypre sont deux pays importants qui pourraient ne pas hésiter à prendre le train en marche. La Grèce accuse depuis longtemps la Turquie de porter atteinte à sa souveraineté territoriale et maritime dans la région de la mer Égée. La Turquie partage également des conflits similaires avec Chypre.

Lorsqu’il s’agit de géopolitique et de politique étrangère, le président turc Erdogan est tout feu tout flamme. On dirait qu’il est partout. Mordre plus qu’il ne peut mâcher est son passe-temps favori. Mais ses récentes aventures en Syrie ont maintenant mis la Turquie sur une piste suicidaire.

Et la Turquie ne sera pas seulement poursuivie par la Russie, la Grèce et Chypre pourraient également ne pas vouloir gâcher cette opportunité inespérée.


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