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Poutine prévient Macron qu’une « catastrophe à grande échelle » est imminente à la centrale nucléaire ukrainienne

Zelensky est conglé, il envoie des missiles sur les centrales nucléaires qui sont aux mains des russes. De quoi déclencher une tragédie pire que Tchernobyl.

Le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine ont eu un entretien téléphonique vendredi au cours duquel il a été question d’éviter une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, dans le sud de l’Ukraine.

Depuis des semaines, le site est devenu le point chaud le plus préoccupant du conflit, en raison de la possibilité d’un incident nucléaire.

Au cours de la semaine écoulée, les accusations de représailles entre les forces russes et ukrainiennes se sont intensifiées, avec des mises en garde contre un « autre Tchernobyl » si l’impasse ne se désamorce pas.

La Russie, dont environ 500 soldats occupent la centrale nucléaire, la plus grande d’Europe, a reproché aux forces ukrainiennes les tirs répétés sur cette installation sensible.

Lors de l’appel de vendredi, Poutine a mis en garde Macron contre le risque de « catastrophe à grande échelle » à la centrale, accusant Kiev d’être responsable de la poursuite des bombardements et de la détérioration de la sécurité des opérations.


Les deux dirigeants se sont entretenus des dizaines de fois depuis le début de la guerre. AFP via Getty Images

Selon la lecture de l’appel du côté du Kremlin, via Reuters :

Poutine a déclaré que le bombardement de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, contrôlée par la Russie, dans le sud de l’Ukraine, qu’il a imputé à Kiev, créait un risque de « catastrophe à grande échelle ». Les deux présidents s’accordent sur la nécessité d’envoyer une équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique à la centrale.

Selon le Kremlin, Poutine a parlé à Macron des obstacles persistants à l’approvisionnement des marchés mondiaux en produits alimentaires et en engrais russes.

La veille, le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, s’est dit prêt à diriger une équipe d’inspection sur place, après qu’un appel urgent à inspecter le complexe ait été lancé lors de la réunion trilatérale du président Zelensky, du président turc Recep Tayyip Erdogan et du secrétaire général António Guterres, jeudi à Lviv, en Ukraine.

L’Ukraine, pour sa part, a accusé les forces russes d’utiliser la centrale, qui alimente de larges pans de l’Europe en électricité, comme un « chantage nucléaire ». Mais après l’appel de Macron, Poutine a confirmé qu’il était prêt à faciliter une mission urgente de l’AIEA.


Zelensky a déclaré sans ambages que tout ce qui se passe là-bas sera automatiquement considéré comme la faute de Moscou. Dans ses déclarations de samedi, il a également indiqué que ses forces ne cesseront pas de tenter de la libérer des troupes russes :

« Tout soldat russe qui tire sur l’usine ou qui tire en utilisant l’usine comme couverture doit comprendre qu’il devient une cible spéciale pour nos agents de renseignement, pour nos services spéciaux et pour notre armée », a déclaré Zelensky dans une vidéo diffusée samedi soir.

Il est clair que l’usine a déjà été touchée et partiellement endommagée par des bombardements ce mois-ci. L’inquiétude quant à une éventuelle contamination est telle que les observateurs internationaux ont commencé à modéliser divers scénarios catastrophes :

Bloomberg a donné la dernière mise à jour des dommages vendredi comme suit : « Déjà, seuls deux des six réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia fonctionnent, laissant potentiellement le réseau électrique ukrainien face à un effondrement cet hiver, la crise se répercutant sur les marchés énergétiques voisins de l’Union européenne. »

« Plus grande centrale atomique d’Europe, Zaporizhzhia a été frappée ces dernières semaines par des bombardements, l’Ukraine et la Russie se rejetant mutuellement la faute », poursuit le rapport. « Les explosions ont endommagé les infrastructures et les câbles essentiels au refroidissement des réactions atomiques et à la transmission de l’énergie. »

Le Kremlin a entre-temps affirmé que l’Ukraine préparait une « provocation sous faux drapeau » à Zaporizhzhia, précisant même que quelque chose était prévu pour vendredi. Selon des informations non confirmées, l’armée russe aurait même demandé aux travailleurs locaux de la centrale, qui en assurent le fonctionnement, de rester chez eux vendredi.

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