Paroles de témoins

Marc, psychologue clinicien et psychothérapeute suspendu : « Nous sommes les premiers résistants d’un système totalitaire »

Dixième épisode de « Paroles de suspendus » avec Marc, psychologue clinicien et psychothérapeute suspendu, qui préfère rester anonyme.

Cela fait un an que Emmanuel Macron a annoncé l’une des mesures les plus honteuses de ces dernières décennies : la vaccination obligatoire pour le personnel soignant. Surtout depuis que l’on sait, de source officielle, que le « vaccin » n’empêche pas la transmission du virus… En leur donnant la parole, nous avons décidé de rendre hommage à notre manière à ces citoyens qui refusent de s’injecter un traitement en phase expérimentale pour conserver leur emploi.

Le Média en 4-4-2 : Bonjour Marc, et merci d’avoir répondu à l’invitation du Média en 4-4-2. Pouvez-vous vous présenter en 4-4-2, c’est-à-dire de manière concise et efficace ?

Marc : Je suis psychologue clinicien et psychothérapeute. Je travaille depuis cinq ans à l’hôpital, en pédopsychiatrie plus précisément, et six mois avant ma suspension, je devais devenir titulaire de la fonction publique hospitalière.

Le Média en 4-4-2 : Cela fait un an, le 12 juillet 2021, que Macron a annoncé l’obligation vaccinale pour les soignants. Comment avez-vous appris cette nouvelle et quelle a été votre réaction ?


Marc : Le 12 juillet 2021 restera dans ma vie une date clé. Les médias ont fait monter la pression, et je sentais qu’on se dirigeait vers cette décision. Malgré tout, je ne voulais pas y croire. L’allocution du 12 juillet m’a fait l’effet d’une bombe : sidération, angoisse… J’ai eu l’impression que le Ciel me tombait sur la tête et j’ai dû sortir dans la rue pour pouvoir respirer. Les gens dans la rue semblaient vivre comme si de rien n’était et je ne comprenais pas pourquoi la ville, le pays n’était pas en feu face à cette folie…

Le Média en 4-4-2 : Le 15 septembre 2021, la « vaccination » a donc été rendue obligatoire pour votre profession. Et vous avez décidé de ne pas vous y soumettre. Comment cela s’est-il passé avec votre employeur ? Quand et comment avez-vous été suspendu ?

Marc : Je me suis mis en arrêt maladie autant que j’ai pu, mais mon médecin généraliste avait peur que la Sécurité sociale ne lui tombe dessus. Je suis retourné travailler le 27 septembre 2021, j’ai pris soin de mes patients, mais dès les premières minutes dans le service, la cadre m’a demandé la preuve de ma vaccination. J’ai rétorqué que cette information était confidentielle et elle a donc appelé le service RH, qui m’a contacté en furie. J’ai annoncé que je ne pouvais me rendre dans leur bureau, car j’avais des rendez-vous à honorer et je ne m’y suis présenté qu’en fin de journée. L’échange a été violent. Cela a été très dur d’affronter les pions obéissants d’une machine qui nous dépassait tous. J’ai donc été suspendu le le 27 septembre 2021, et ce, jusqu’en janvier 2022, date à laquelle j’ai contracté le covid. Par le biais d’un certificat de rétablissement, j’ai fait des pieds et des mains pour qu’on me réintègre (ce que l’hôpital ne voulait pas faire). Une fois réintégré, je ne me suis pas présenté au poste et j’ai pu bénéficier d’un licenciement pour abandon de poste. J’ai refusé de démissionner, car j’aime mon métier et que ça n’a jamais été mon choix de quitter l’établissement, ainsi que mes patients. Ça ne faisait tout simplement pas sens pour moi.

Le Média en 4-4-2 : Cela fait donc presque un an que vous êtes suspendu : comment cela se passe-t-il au jour le jour, maintenant que vous n’avez plus de revenu et que vous ne pouvez pas travailler ailleurs ?


Marc : J’ai très vite retrouvé une autre activité professionnelle dans un autre domaine, complètement différent du soin. Ça a été psychiquement très dur à gérer les premiers mois.

Le Média en 4-4-2 : Le gouvernement ne semble pas vouloir réintégrer les suspendus… Comment voyez-vous votre avenir, ainsi que celui de notre société ?

Marc : Nous ne sommes pas des suspendus, je n’aime pas cette appellation, même si elle fait sens… En suspension certes, mais nous sommes, surtout, les premiers résistants d’un système totalitaire qui se met en place de plus en plus agressivement. J’aime à me dire que nous sommes les premiers cailloux dans leurs bottes, ceux qui permettront à d’autres de tenir bon, parce que l’expérience a prouvé qu’ils ne nous ont pas détruits. Aujourd’hui, je ne voudrais pour rien au monde retourner dans un service qui a laissé faire. La quasi-totalité de l’équipe avec qui je travaillais depuis trois ans ne m’a pas soutenu, ne m’a rien dit, n’a pas pris de nouvelles. Leur lâcheté m’écœure. Le soin, c’est fini pour moi. C’est dommage pour moi parce que c’était une passion, ainsi que pour mes patients, parce que je pense que je faisais du bon boulot. Mais tout cela n’est qu’une étape dans ce qu’ils nous préparent. Je ne me leurre pas. Il faut des soignants et des militaires soumis et corvéables pour la suite, sinon comment leur système fou pourrait-il tenir en place ? Les jours sombres arrivent, et avec eux une résistance plus déterminée que jamais.

Le Média en 4-4-2 : Merci Marc pour le temps que vous nous avez consacré ! Nous vous laissons le mot de la fin.

Marc : Cette crise m’a rapproché du spirituel plus que jamais, et en cela, je leur en suis reconnaissant. Restez humains, soyez bons les uns envers les autres. La bête de l’événement est peut-être là, mais elle ne triomphera pas. C’est cette certitude qui me fait tenir au quotidien. Merci de poursuivre le combat ! Force et honneur à tous !

Yoann pour Le Média en 4-4-2.


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