Les Démocrates ne pourront pas destituer Joe le Bidon - Scandal
Politique

Les Démocrates ne pourront pas destituer Joe le Bidon


Le désastreux retrait américain de l’Afghanistan en a amené plusieurs à exiger que Joe Biden démissionne ou qu’il soit destitué en utilisant le 25e Amendement.

Adopté en février 1967, le 25e amendement, établit les procédures pour combler une éventuelle vacance du poste de président par le vice-président. Sa section 4 prévoit la possibilité que le président en exercice soit écarté de ses responsabilités malgré lui, s’il est avéré qu’il se trouve « dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et les responsabilités de sa fonction ».

Sauf que le Démocrates sont piégés. D’une part, ils ne veulent pas que la très impopulaire Vice-présidente, Kamala Harris, occupe la présidence et d’autre part, ils ne souhaitent pas perdre la voix supplémentaire qu’elle leur donne au Sénat afin de briser l’égalité des voix et ainsi faire adopter des projets de loi.

Les Démocrates ne peuvent pas utiliser le 25e amendement

par Joe Cunningham

Certaines spéculations circulent dans les médias sociaux (principalement, mais pas seulement, de la part de la droite) selon lesquelles les Démocrates pourraient essayer d’utiliser le 25e amendement pour écarter Biden et mettre en avant Kamala Harris dans le but de sauver la face en ce moment de crise géopolitique. C’est sensiblement la même spéculation que nous avons vue à plusieurs reprises lorsque la gauche a appelé les membres de l’Administration Trump à se retourner contre lui et à invoquer le 25e Amendement.


Toutefois, les Démocrates se sont mis dans une position si terrible qu’ils ne peuvent absolument pas se débarrasser de Joe Biden de cette façon, car alors ils abandonneraient la seule chance qu’ils ont de faire adopter n’importe quel projet de loi au Sénat, et ils nuiraient définitivement à leurs chances électorales en 2022 et 2024.

En août 1974, Gerald Ford devient le président des États-Unis après la démission de Richard Nixon. Afin de nommer un vice-président, le Congrès a dû approuver Nelson Rockefeller.

« Chaque fois qu’il y a une vacance au poste de vice-président, le président doit nommer un vice-président qui prendra ses fonctions après confirmation par un vote majoritaire des deux Chambres du Congrès », explique la section 2 de l’Amendement. »

Cela s’est produit pour la dernière fois en 1974, lorsque le Vice-président Gerald Ford – lui-même remplaçant du Vice-président Spiro T. Agnew, qui avait démissionné après avoir été accusé de fraude fiscale – a remplacé le Président Richard Nixon.

M. Ford a nommé Nelson Rockefeller en tant que son Vice-président, selon la Gerald R. Ford Presidential Library and Museum.


Selon les termes du 25e Amendement :

« Amendement XXV
Section 1
En cas de révocation du président, de son décès ou de sa démission, le vice-président devient président.
Section 2
En cas de vacance du poste de Vice-président, le Président nomme un Vice-président qui entre en fonction après confirmation par un vote majoritaire des deux chambres du Congrès. »

C’est un problème pour les Démocrates.

Kamala Harris est actuellement le vote décisif au Sénat, et les Républicains ne voteront en faveur d’un projet de loi ou d’une nomination que si Mitch McConnell est d’accord ou s’il réalise que les Républicains vont perdre de toute façon. Il a une emprise très forte sur son caucus, et il peut obtenir les 50 voix républicaines, si c’est ce qu’il souhaite.


Jusqu’à présent, il n’a pas eu à le faire. Mais il y a beaucoup de pouvoir pour le GOP avec un Sénat à 50-50 sans vote décisif pour les départager, et il en profitera.

Donc, si Kamala Harris devenait présidente par le biais du 25e Amendement, les Démocrates perdraient leur voix de bris d’égalité au Sénat, et sans 51e voix, il n’y a aucun moyen pour eux de briser une égalité au Sénat afin de confirmer un vice-président de remplacement. Donc, ils seraient effectivement coincés.

Mais reste à savoir si les Démocrates veulent ou non que Mme Harris se retrouve à la tête du parti. Les sondages qui la concernent sont désastreux. Il y a beaucoup de murmures dans les coulisses concernant son incapacité à gérer un bureau politique.

L’équipe de Joe Biden ne semble pas être satisfaite d’elle, la direction des Démocrates reste silencieuse à son sujet et les médias de masse n’essaient même pas de couvrir ses activités de peur de la faire paraître pire (et, étant donné ses antécédents, ce serait absolument le cas).

Elle est probablement la personne qui suscite le moins d’enthousiasme chez les Démocrates en ce moment, après Joe Biden. Et, entre Joe Biden, Kamala Harris, Nancy Pelosi et Chuck Schumer, il ne semble pas y avoir de leader solide parmi les Démocrates de Washington. À ce stade-ci, c’est assez évident pour l’ensemble du pays.

Cela rend la confiance du public dans le parti pratiquement nulle à l’heure actuelle, et si les Démocrates parviennent d’une manière ou d’une autre à s’en sortir en 2022, ce sera avec des marges encore plus étroites que celles que nous voyons maintenant – et cela sans même tenter d’écarter Biden du pouvoir en utilisant le 25e amendement.

Pouvez-vous imaginer à quel point la confiance du public envers les Démocrates sera ébranlée s’ils sont contraints de destituer leur président supposément « modéré et sensé »?


Source : Redstate
Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.


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