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Le paradoxe israélien qui va faire taire les médias internationaux

Réconcilier les extrêmes...

La décision surprenante du parti arabe Ra’am envers le parti de Itamar Ben Gvir prouve encore une fois que toutes les affirmations de la presse mainstream ou même d’une certaine presse alternative, ne sont que de simples projections sans fondement.

L’attentat qui a fait 18 blessés et causé la mort d’un adolescent canado-israélien, mercredi, à Jérusalem, était un pas de plus vers la nomination d’Itamar Ben-Gvir au poste de ministre de l’Intérieur en Israël.

Pendant la campagne, le chef du parti ultranationaliste Otzma Yehudit a clairement affiché sa volonté de s’attaquer au problème de la criminalité (arabe) et de l’insécurité des Juifs dans le nord et dans le sud du pays.

Qualifié de leader d’extrême droite, et condamné une cinquantaine de fois pour incitation à la haine raciale, Itamar Ben-Gvir, tenant de « la loi et l’ordre », avocat, spécialisé dans la défense de colons juifs ultranationalistes, ne sort pas sans son revolver et multiplie les visites provocantes au mont du Temple, où se trouve aussi la mosquée al-Aqsa, troisième lieu de culte du monde musulman.

L’administration US, dès le résultat des élections, a fait savoir qu’elle pourrait refuser de travailler avec Itamar Ben Gvir.

L’administration américaine boycottera probablement le politicien d’extrême-droite Itamar Ben Gvir si ce dernier doit intégrer le futur gouvernement, a fait savoir un article publié sur le site d’information Axios.

Le secrétaire d’État Antony Blinken et le Conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan avaient averti le président Isaac Herzog pendant sa visite à Washington, que les États-Unis pourraient refuser de coopérer avec des « politiciens spécifiques » – une référence probable à Itamar Ben Gvir.

Retournement de situation

Il semble déjà acquis que sans tenir compte de l’avis de l’administration Biden, Itamar Ben Gvir est le prochain ministre de la Sécurité intérieure. Et parmi les politiciens arabes il y a ceux qui ne le boycottent pas du tout et se comportent avec lui de la meilleure manière, démontrant une attitude de coopération totale.

En effet, le parti Ra’am dirigé par le député Mansour Abbas, qui jusqu’à présent ne s’est pas exprimé publiquement sur sa politique à l’égard du gouvernement désigné, tentera de recruter avec lui plusieurs chefs d’autorités de la société arabe qui appelleront en fait à des pourparlers avec le ministre désigné de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, rapporte Muhammad Majadala sur News 12′.

Mansour Abbas est devenu un pionnier en Israël l’an dernier, lorsqu’il a signé un accord de coalition soutenant un gouvernement hétéroclite réunissant droite, centre et gauche israélienne. Il est, et a toujours été le précurseur d’une nouvelle politique arabe en Israël.

Entre Mansour Abbas et Itamar Ben Gvir, il s’agit de communication et même de pleine coopération. Ce n’est pas rien.

Il s’agit d’un revirement d’attitude d’une partie importante d’une société qui est en réalité censée être le meneur du boycott contre quelqu’un qui est perçu à leurs yeux comme un raciste et un haineux des Arabes, même si Ben Gvir répète qu’il est en faveur de la peine de mort uniquement pour les terroristes et de l’expulsion de leurs familles. Nul doute que cette démarche servira Ben Gvir et l’aidera surtout à neutraliser les accusations portées contre lui. Pour lui, ce sera une autre victoire.

Après avoir apporté la victoire de la droite sur le centre-gauche, il apportera une nouvelle victoire dans le secteur Arabe du pays – ils ne peuvent plus lui rester indifférents, ni ignorer son existence.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, Mansour Abbas s’est dit « inquiet » face au nouveau nouveau gouvernement.

Alors que les membres de HaTzionout HaDatit et d’Otzma Yehudit évoquent souvent l’imposition d’un plus grand pouvoir juif à Jérusalem et la possibilité de lancer des initiatives considérées comme provocantes par les Arabes dans la Vieille Ville, Abbas a indiqué que permettre la prière juive sur le mont du Temple – comme le désirent la plupart des membres de la droite religieuse, dont le leader d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, qui devrait devenir ministre dans la nouvelle coalition – « entraînera la guerre ».

Des Juifs visitent le mont du Temple à Erev Rosh Hashanah, le 25 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/ Maya Alleruzzo)

Toute tentative de la part du prochain gouvernement d’autoriser la prière juive sur le mont du Temple « entraînera la guerre », a indiqué le leader du parti Raam, Mansour Abbas.

« Ne soyons pas naïfs », a déclaré Abbas. « Quand vous parlez de l’un des sujets les plus sensibles, celui des lieux saints… les esprits cessent de fonctionner et ce sont les sentiments religieux qui prennent le pas. Nous avons vu combien d’escalades de violence ont été entraînées par des provocations au sein de la mosquée Al-Aqsa »

Cela fait des décennies qu’Israël a accepté de maintenir le statu-quo sur le mont du Temple – qui prévoit que les Juifs ont le droit de s’y rendre sous escorte policière sans pouvoir y prier. Les visites des Juifs sur le mont ont été limitées pendant des années, mais elles se sont accrues depuis que les autorités ont discrètement commencé à y permettre la prière juive.

Les musulmans, de leur côté, ont fait part de leur colère de manière croissante et ils ont tiré le signal d’alarme face à ce qu’ils considèrent comme une tentative de la part de l’État juif de prendre le contrôle du site.

Les Palestiniens et le Hamas s’opposent à cette présence de Juifs sur le site et ils ont mis en garde contre les « conséquences » violentes qu’entraîneraient ces visites pendant les fêtes juives.

Itamar Ben Gvir, à la tête de Otzma Yehudit, s’est rendu souvent sur le mont tout en demandant à Israël d’y appliquer sa totale souveraineté. Benjamin Netanyahu a indiqué qu’il « maintiendra le statu-quo » sur le mont du Temple et ce, malgré les pressions de Ben Gvir.

Le mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme – il accueillait les deux anciens Temples bibliques. Le complexe est aussi le troisième sanctuaire le plus sacré de l’islam et il est administré par la Jordanie – à laquelle Israël avait capturé la vieille Ville et le reste de Jérusalem-Est pendant la guerre des Six jours, en 1967 – dans le cadre d’un arrangement délicat avec Israël.

Ce que veut Mansour Abbas

Dans une interview accordée à la Douzième chaîne, Abbas avait indiqué :

« Nous avons diagnostiqué les problèmes de la communauté arabe et c’est pour cela que nous avons voulu faire avancer – et que nous avons fait progresser – un processus de coopération civile. Il a eu pour objectif de rapprocher les Juifs et les Arabes et de faire naître un nouvel espoir pour l’avenir »

« Ils veulent du changement mais ils ne veulent pas comprendre que le changement est le résultat d’un travail de collaboration. Comment un changement peut-il se faire sans partenaires ? »

Avec l’ambition de forger une nouvelle voie, Raam a intentionnellement mis de côté les préoccupations nationales palestiniennes afin de se concentrer sur les victoires civiles. Raam a obtenu des fonds importants pour la lutte contre la criminalité et les questions économiques dans le secteur arabe.

Mais il veut également aller au-delà :

« Raam est un parti au sein de la société arabe, et il ne touche même pas les chrétiens ni les druzes », a-t-il déclaré. « Si nous voulons combler le fossé entre Raam et la société arabe dans son ensemble, nous devons nous adapter en tant que parti », a déclaré M. Abbas.

« Il est important de maintenir une perspective à long terme, car il y a et continuera d’y avoir des obstacles en cours de route. « Le progrès ne va pas dans une seule direction, il peut aussi aller à reculons », a-t-il déclaré.

Le leader de Raam a notamment rappelé la flambée de violence arabo-juive dans les villes mixtes, parallèlement à l’opération militaire d’Israël contre le groupe terroriste du Hamas, dans la bande de Gaza.

Le leader de Ra’am l’a dit très clairement : «  son parti veut se concentrer sur les questions urgentes de la société arabe israélienne « .

Les électeurs de Ra’am sont principalement des Arabes bédouins, qui comptent parmi les citoyens les plus pauvres du pays.

Abbas a obtenu un budget sans précédent, de plusieurs milliards de dollars, dans le but d’améliorer les conditions de vie et de minimiser les taux de criminalité qui battent des records dans la communauté arabe. grâce à lui, le gouvernement israélien a également pris des mesures pour légaliser certains villages bédouins non reconnus dans le sud du désert du Néguev, et pour raccorder à l’électricité des milliers de maisons construites illégalement.

Nous ne pouvons que supposer qu’un nouvel accord entre Itamar Ben Gvir, au ministère de l’intérieur, et Mansour Abbas, leader du parti Ra’am, verra l’aboutissement d’une relation qui s’avérait impossible, devenir un exemple de collaboration fructueuse pour un avenir pacifié.

Le problème de la violence interne chez les arabes, et les crimes d’honneur

Deux frères de Rakhat ont été arrêtés pour avoir sévèrement battu leur sœur, une jeune fille de 20 ans. La sœur voulait se lancer dans des sports que les hommes considéraient comme incompatibles avec les notions d’honneur.

Dans la soirée, ils ont emmené leur sœur au parking, où ils l’ont sévèrement battue avec un cric, ont essayé de l’enfermer dans une voiture et de l’enlever. Un soldat de Tsahal qui se trouvait là a remarqué ce qui se passait, a chassé les assaillants et a aidé la jeune femme.

La police soupçonne que l’issue aurait pu être beaucoup plus grave, ils voulaient emmener la femme pour la tuer.

Les habitants de Rahat ont déclaré à Makor Rishon aujourd’hui que de nombreuses jeunes femmes sont récemment apparues dans la ville qui veulent faire du jogging ou d’autres sports, mais toutes les familles ne réagissent pas loyalement à cela. La violence à l’égard des femmes est fréquente, mais elle est rarement rendue publique et signalée à la police.

Au cours de l’été de cette année, les frères ont presque brûlé vive leur sœur, elle a été sauvée par des témoins oculaires de la diaspora bédouine, qui ont emmené la fille battue dans leur voiture.


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