Environnement & Alimentation

Le CLIMAT est le nouveau COVID

Les “politiques de santé publique” censées lutter contre le covid19 vont être rebaptisées “sauvetage de la planète”

Par Kit Knightly (Off-Guardian, 23 avril 2021)

Hier, c’était le Jour de la Terre [institué le 22 avril 1970]. Les hashtags traditionnels du jour de l’environnement ont circulé pour un temps à travers les réseaux sociaux. Cette année n’était pas différente, sauf qu’il s’en dégageait un relent d’agenda plus puissant que d’habitude.

Le narratif de la “pandémie virale mortelle” perd lentement du terrain. Que ce soit dû au public atteint d’une “fatigue post-virale” ou à un revirement délibéré des sujets discutés par les médias, difficile à dire. Mais il est certain que moins d’énergie circule que l’an dernier à la même époque à ce sujet.

Cela dit, il est aussi parfaitement clair que les gouvernements du monde ne sont pas d’humeur à abandonner leur “pouvoirs d’urgence” nouvellement acquis et que les prétendues “mesures anti-covid” ne sont pas prêtes à disparaître.


En particulier les confinements, qui sont étiquetés depuis peu comme étant “bons pour la planète”.

L’idée que confiner le public “allait aider la Terre à guérir” remonte en fait à mars de l’an dernier, quand les médias ont diffusé partout dans le monde que les quelques semaines de confinement ont rendu l’eau des canaux vénitiens si claire qu’on voyait nager des dauphins dans la ville.

Ce récit s’est prouvé par la suite totalement faux, ce qui n’a pas empêché sa reprise des dizaines de fois dans les gros titres.

Depuis un an, à différentes occasions, le covid a été présenté comme ayant un côté bénéfique pour l’environnement. Suggérant qu’il pourrait “sauver la planète”.

Le mois dernier, The Guardian a publié un article avec ce titre :

“Un confinement mondial tous les deux ans est nécessaire pour atteindre les buts des accords de Paris sur le CO2 – étude”

Que ce soit du pur marketing et du contrôle d’opinion s’est vu confirmé par la modification du titre quelques heures plus tard avec la suppression de la mention de confinement, ce qui a donné :

Une baisse des émissions en équivalent covid est nécessaire tous les deux ans – étude

À peu près à la même époque sortait un article avertissant que les émissions augmenteraient à des “niveaux pré-pandémiques” dès l’arrêt des confinements. Un autre disait que le confinement nous avait enseigné “l’amour de la nature”. Et encore un autre prétendait que grâce au confinement on pouvait compter bien plus d’étoiles dans le ciel de Grande-Bretagne.

Tout ceci est passé à la vitesse supérieure le Jour de la Terre, dont le thème est “Restaure notre Terre®” (oui, c’est un nom déposé).

Hier matin, j’ai été réveillé par une alerte info sur mon téléphone, disant que lors de ce Jour de la Terre nous devions “célébrer la guérison de la planète durant les confinements“.

J’ai vu ensuite une pub pour un nouveau documentaire intitulé “L’année où la Terre a changé”, une chronique sur la manière dont la nature a rebondi pendant les confinements et à quel point la “Terre s’est guérie”.


Pour citer un passage [c’est moi qui souligne] :

… le confinement offre aux scientifiques une opportunité unique d’observer l’extension de l’impact humain sur le comportement animal, rien qu’en nous ôtant du paysage.

Nous pouvons user de ce que nous apprenons pour réévaluer et modifier nos habitudes, argumentent-ils, au lieu de retourner sans réfléchir à l’état antérieur dun monde pré-pandémique.

Avant de conclure, il dit :

Il offre une perspective positive – non pas “nous sommes des virus” ; mais plutôt, “la souffrance endurée ces 12 derniers mois n’a pas été vaine” – ainsi qu’une manière de sortir du désastre environnemental auquel nous sommes toujours incontestablement confrontés.

Un article de Forbes incite les gens à “embrasser les leçons de la pandémie” :

durant la pandémie, la planète a joui d’une pause géante et obtenu une chance de se réparer et de se rétablir. La planète n’est pas le problème, c’est nous qui le sommes, alors comment poursuivre maintenant les bons efforts adoptés avec la distanciation sociale sous la menace du covid19 ?

The Evening Standard affirme que la pandémie a entrainé une “baisse de 70 % des émissions des véhicules” dans la cité de Londres.

Un communiqué de presse du département santé de l’état de Washington annonce que le “télé-travail pourrait sauver le monde”.

Sky News rapporte que l’empreinte carbone britannique a baissé de 17 % avec la “pandémie forçant les gens à adopter des styles de vie écologiques”.

Et ça continue encore et encore.

Au fond, les “confinements” – démontrés, nous le rappelons, comme n’ayant aucun impact sur la transmission du “virus” – sont maintenant rebaptisés, pas juste “bons pour la santé du public”, mais bons aussi pour la planète.

Avant de trouver le pourquoi de tout ceci, parlons de l’affirmation elle-même : le confinement a-t-il été bénéfique à l’environnement ?

La réponse sera “probablement non” ou “certainement pas”, selon vos priorités.

Tout d’abord, il y a ces masques jetables en plastique et fibres – qui, rappelons-nous, ne font absolument rien pour empêcher la propagation des virus – dont des centaines de milliers s’échouent aujourd’hui sans relâche sur les plages, piégeant la faune sauvage et engorgeant les égouts du monde entier.

Qu’en est-il des émissions ?” vous entends-je dire, “ne sont-elles pas réduites ?“. Eh bien, peut-être. Mais si elles le sont, ce n’est pas grand-chose.

Les “confinements” ont été vendus dans la presse comme un arrêt total de toute l’activité humaine mais, en réalité, seules les petites entreprises ont été fermées et un grand nombre de gens qui semblent importants mais sont largement improductifs font des réunions par zoom.

Les militaires du monde voyagent toujours, les navires sont toujours en mer. Le transport public fonctionne toujours, même s’il a diminué à certains endroits. Les véhicules d’urgence circulent toujours. Les ordures et les déchets à recycler sont toujours ramassés. Les porte-conteneurs, les avions-cargo, les camions et les trains de marchandise distribuent toujours des biens partout dans le monde.

Les grandes enseignes – Walmart, Tesco, CostCo, Amazon, etc. – sont toujours en activité et leurs circuits d’approvisionnement sillonnent la planète.

L’idée que toute activité humaine a été mise à l’arrêt est un mensonge commode, fourguée à ce genre de personnes qui achètent encore des journaux et pensent qu’absolument tout le monde (ou du moins ceux qui comptent) exercent un job qui a) implique de faire des navettes, b) peut être accompli aussi facilement à la maison.

C’est faux bien sûr et la majorité du travail réel et vital qui maintient la société en activité continue d’être exercé.

Les mines, les fabriques et les usines existent toujours. Les centrales électriques, les barrages et les installations de traitement des déchets ronronnent toujours. Même l’économie de services est en activité, simplement avec des gens différents qui vont dans la direction opposée. Deliveroo [entreprise britannique de livraison de plats cuisinés], Uber [service de voitures privées à la demande] et JustEat [livraison plats cuisinés] circulent et toute diminution de gens allant au restaurant sera contrebalancée par la livraison de plats cuisinés.

Les usines chinoises fabriquent toujours toutes les choses expédiées autour du monde qui seront ensuite livrées à notre porte, au lieu d’être expédiées autour du monde avec nous qui sortons pour les acheter. Est-ce vraiment un grand changement dans les émissions ?

Que vous alliez en voiture chez Waitrose [enseigne de supermarchés anglais] ou que Waitrose roule pour vous, la même quantité de carburant est utilisée. Commander en ligne du gel antibactérien, un vélo d’appartement ou des batteries de rechange n’est en aucune manière plus écologique que de marcher en ville pour les acheter en personne.

Et là on ne parle même pas de la consommation d’électricité/gaz qui augmente avec les (quelques) personnes qui restent chez elles. Ou le fait que de nombreux pays n’ont jamais confiné.

L’étude du Guardian citée plus haut admet même qu’une émission de CO2 plus faible en 2020 n’est que pure “projection”.

En bref, non, il n’existe aucune preuve disponible publique que le “confinement” a été vraiment bénéfique pour l’environnement.

Et, en effet, l’idée qu’il ne l’a pas été n’a pas grand sens quand on y pense.

Chose intéressante, on ne trouve pas des masses d’articles qui l’admettent volontiers. Comme le National Geographic ou la BBC. Et quelques autres aussi.

Tous argumentent que le confinement n’aidera pas à stopper le changement climatique ou n’aura qu’un léger impact sur les émissions ou qu’il pourrait même empirer les choses à long terme.

Pourquoi ? Parce qu’il y a l’autre face de la propagande. Le proverbial bâton et carotte -“guérison de la planète”. C’est dire aux gens que ce confinement ne guérira pas la planète parce qu’il n’est pas assez strict, ou parce que lorsqu’il s’arrêtera nous reviendrons à la normale.

Les gros titres effrayants et pessimistes se terminent par des points de suspension. Il est espéré des lecteurs qu’ils complètent mentalement les phrases par : “Bon, je suppose alors qu’il ne faut pas arrêter les confinements.”

Ce n’est pas le seul exemple de politique “anti-pandémie” ou “de santé publique” arrangé pour inclure le changement climatique.

L’été dernier, j’ai commenté un article universitaire qui suggérait aux “dissidents du coronavirus” de “s’améliorer moralement”. Un argument était de mettre des produits chimiques dans l’eau de la ville pour rendre les gens plus obéissants au port du masque et/ou aux vaccins et il était suggéré plus loin que la même technique pourrait servir à combattre la “souffrance en lien avec le changement climatique“.

Même quand il n’y a pas d’analogie directe, beaucoup de gros titres, interviews et articles cherchent clairement à associer le “covid” au “changement climatique” dans l’esprit du public.

“Covid19 et crise climatique font partie de la même bataille”, a titré The Guardian en décembre. Et aussi : “le covid nous donne une chance d’agir sur le climat”.

Dans une interview initialement diffusée le Jour de la Terre, le prince William a exhorté le monde à appliquer le même “esprit d’invention” au changement climatique que celui appliqué pour les “vaccins” covid.

À rapprocher du programme royal “Donner une chance à la Terre” [Give Earth a shot : shot signifie aussi vaccin]… qui a été lancé en décembre 2019, AVANT que la pandémie (ou les vaccins) ne devienne le sujet de discussion.

Un rappel à point nommé qu’un bon nombre de solutions proposées pour combattre la “pandémie”ont été suggérées pour combattre autres chose avant même l’existence de la pandémie. Une société sans argent, des voyages aériens en diminution, le contrôle de la population, la surveillance de masse, une production de viande en baisse et autres plans figuraient sur l’agenda bien longtemps avant que le covid ne soit près de s’actualiser… et ont été évoqués comme des moyens de combattre cette pandémie (ou les “futures pandémies”).

Même la dénommée Grande Réinitialisation pré-date en fait la pandémie.

Après tout, de quoi parle-t-on le plus à propos du “nouveau contrat vert” si ce n’est le prototype du plan du Forum Économique Mondial ?

Mark Carney – l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre – a appelé à une réinitialisation économique et à un “nouveau système financier” pour “combattre le changement climatique”, dans un article de décembre 2019 pour le site du Fond Monétaire International… encore une fois des semaines AVANT la matérialisation de la “pandémie”.

C’est le message à retenir ici, vraiment : l’agenda révélé l’an dernier par la propagande de la pandémie a toujours été là, il ne montrait tout simplement pas son vrai visage. C’était le avant-covid et il sera là si et/ou quand ils arrêteront de parler du covid.

La “Grande Réinitialisation” et le “Nouveau Normal” sont des buts politiques qui pré-datent le covid et ils sont bien plus importants que chacun des outils utilisés pour les poursuivre. La “pandémie” fabriquée n’est rien d’autre qu’un moyen pour une fin. Ils pourraient abandonner ou mettre sur la touche le narratif du virus, ils pourraient changer le scénario pendant quelques mois ou arrêter d’utiliser certaines phrases pendant un temps. Mais cela ne signifie pas que leur grand agenda a changé.

Ils nous ont montré leur jeu. Ils nous ont dit – haut et clair – quel est leur but.

Contrôle économique total, nette dépréciation des normes de vie, usurpation de la souveraineté nationale et érosion radicale des libertés individuelles.

C’est la fin de partie ici. Ils l’ont dit ainsi.

C’est de notre responsabilité de tenir compte de cette connaissance et de nous en servir. De refuser toute croyance et de tout considérer avec un œil sceptique. Tout. Chaque histoire dans la presse. Tout segment d’info à la télévision. Toute déclaration du gouvernement ou tout élément de législation.

Virus ou vaccins. Pauvreté ou prospérité. Discrimination ou diversité. Guerre ou paix mondiale. L’agenda ne change pas.

Quel que soit celui qui parle. Quel que soit le sujet abordé. Quel que soit le but recherché. L’agenda ne change pas.

Républicain ou démocrate. Conservateur ou travailliste. De droite ou de gauche. L’agenda ne change pas.

La couleur n’a pas d’importance, pas même le vert.

Joyeux Jour de la Terre.

https://bistrobarblog.blogspot.com/


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