La souffrance des lapins angoras - 1 Scandal
SOS Animal

La souffrance des lapins angoras


L’exploitation de lapins angoras pour leur laine est une pratique méconnue mais particulièrement cruelle. Enfermés et isolés dans des petites cages, leur calvaire dure de longues années, rythmées par des séances d’épilation douloureuses.

L’angora désigne un type de poils chez plusieurs espèces comme la chèvre, le lapin ou encore le mouton. Dans l’industrie textile, cette matière provient presque exclusivement des lapins du même nom.

Au total, 9 000 tonnes de poils seraient commercialisées chaque année dans le monde, en majorité par la Chine qui concentre 90% de la production.

En 2013, une enquête de PeTA, qui avait diffusé des vidéos filmées dans les exploitations chinoises, révélait l’étendue de l’horreur. Les lapins se font tout simplement arracher leurs poils à vif tous les trois mois. La plupart d’entre eux ne survivent pas longtemps : ils succombent à leurs blessures après un ou deux ans.

Enquêtes menées en France

Si la situation en Chine est donc particulièrement grave, les élevages européens sont loin d’être des modèles en la matière.


En septembre 2016, l’enquête menée par l’association One Voice dans 6 élevages en France dévoilait le sort des lapins, qui n’y est guère meilleur qu’en Chine.

Le secteur français de l’angora, après une forte croissance, est passé de 2 000 élevages dans les années 1980, à moins d’une centaine aujourd’hui. Mais si le nombre de ces structures, qui exploitent de quelques dizaines à plusieurs centaines de lapins angoras, a diminué, elles demeurent sources d’une grande souffrance pour ces animaux.

Prenez la mesure de la souffrance infligée !

Sociaux et joueurs dans leur environnement naturel, les lapins vivent en groupes de 5 à 7 individus en moyenne, qui se regroupent en colonies pour veiller et défendre leur territoire contre les prédateurs.

Dans les élevages visités, les conditions de vie plus que sommaires. En dehors des mères qui sont accompagnées de leurs petits, l’intégralité des lapins sont isolés dans de petites cages au plafond très bas, qui ne leur permettent qu’une mobilité extrêmement limitée. La vie des lapins dans ces exploitations se réduit donc à dormir, boire et manger, quand ils ne sont pas affamés en vue de l’épilation.


S’ils ne meurent que rarement de leurs blessures dans les élevages français, la longévité des lapins reste limitée. Elle est en effet déterminée par la production de poils, qui dépend fortement de leur âge.

En général, ils sont considérés comme exploitables jusqu’à 6 ou 7 ans, du moins pour les femelles. Car les mâles, qui produisent moins de laine, sont éliminés dès que le sexe est identifié, à la naissance ou après quelques mois d’existence. Certains d’entre eux sont tout de même conservés pour la reproduction. Si les mâles en trop sont parfois mangés, la plupart des lapins indésirables sont exécutés, bien souvent par un coup de bâton derrière la tête, tandis que les plus jeunes lapereaux seraient tout simplement violemment jetés par terre.

L’épilation, une pratique cruelle

Si les conditions de vie des lapins dans les élevages français sont donc particulièrement déplorables, la pratique la plus douloureuse demeure l’épilation, appelée aussi « peignage » et réalisée trois à quatre fois par an.


Précédée d’un jeûne forcé de plusieurs jours, la séance dure en moyenne entre 20 et 45 minutes par lapin, à l’issue desquelles ils sont quasiment nus.

De retour dans leurs cages sommairement isolées, de nombreux lapins succombent dès lors à un choc thermique ou tombent malades. Pour récolter les poils, plusieurs méthodes existent. Dans chacune d’entre elles, le lapin est totalement conscient.

Lors de la plus courante, l’épilation sur table, le lapin est immobilisé, le corps étiré sur une table en bois, attaché par une patte avant et une patte arrière. Cette position à elle-seule génère un stress immense pour les lapins, animaux de proie instinctivement prompts à s’enfuir.

Empoignés par la peau du cou ou du ventre, par une patte ou même la tête, leurs poils sont arrachés par poignées, parfois accompagnés de lambeaux de peaux.

Les enquêteurs de One Voice ont observé (et filmé) les lapins pousser des hurlements qui percent les tympans, particulièrement interpellant chez des animaux qui n’utilisent leur voix pour communiquer qu’en cas de grand danger.

Malgré les diverse actions entreprises par les associations, la France pourtant donneuse de leçon dans son discours à l’international, persiste à soutenir de telles industries basées sur la souffrance animale industrialisée.


Info sur https://mrmondialisation.org/


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