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Jugé en appel, l’ex-magistrat qui proposait de violer sa fille de 12 ans n’ira pas en prison

La justice française face à la pédophilie !

Lundi 3 octobre, un ancien magistrat de Dijon a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir proposé de violer sa fille, alors âgée de 12 ans, sur Internet.

L’ancien vice-président du tribunal judiciaire de Dijon a été jugé en appel à Besançon. L’homme âgé de 57 ans a depuis été radié de la magistrature.

Une annonce terrifiante

Le journal 20 Minutes rapporte qu’en octobre 2019, l’utilisateur d’un site libertin avait signalé un homme proposant d’associer sa fille de 12 ans à des ébats sexuels avec sa femme, des photos de l’adolescente en maillot de bain ayant même été transmises sur ce site. L’homme à l’origine de l’annonce s’est révélé être magistrat et vice-président du tribunal judiciaire de Dijon.

Décrit comme n’ayant pas d’antécédent judiciaire ni de problème d’addiction, ce père de trois enfants avait reconnu avoir écrit ces messages, mais évoquait des « fantasmes » qui n’auraient jamais été « concrétisés ». En juillet 2021, il a été révoqué par le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et, en avril, son pourvoi avait été rejeté par le Conseil d’État.

Peine allégée en appel

En première instance, la justice l’avait condamné à deux ans de prison, dont un ferme, pour « instigation à la corruption de mineur non suivie d’effet » et pour « instigation à commettre un viol et une agression sexuelle sur mineur non suivie d’effet ».

Il avait fait appel de cette décision. Jeudi 6 octobre 2022, la cour d’appel l’a jugé coupable du premier chef d’accusation, mais l’a relaxé pour les faits d’« instigation à commettre un viol et une agression sexuelle sur mineur non suivie d’effet », en raison d’un problème de qualification pénale. Elle a donc ramené sa peine à deux ans de prison, entièrement assortis du sursis probatoire avec obligation de soins.

Circonstances atténuantes ?

Selon la défense, il avait été avocat général lors du procès d’assises de Pierre Bodein en 2007, peu après la naissance de sa fille, et avait subi un « traumatisme » lié à cette affaire.

L’affaire mettait en cause Pierre Bodein, un multirécidiviste surnommé « Pierrot le fou », condamné à la perpétuité incompressible pour trois meurtres sauvages et deux viols commis en 2004.

NEXUS


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