Social & Finance

Disparition du cash, cryptomonnaies et destruction des libertés


La disparition de l’argent liquide va encore s’accélérer. L’establishment financier européen de commencer à habituer les populations aux profondes transformations qui vont avoir lieu grâce à cette crise post pandémique.

La BCE de Lagarde initie le mouvement. En effet, Christine Lagarde a évoqué la possibilité de créer un euro numérique pour surmonter la crise qui va se présenter devant nous.

La Banque centrale européenne va donc prochainement lancer une série d’expérimentations (menées pendant six mois) qui vont aller dans le sens de l’émission de cette devise numérique.

L’argument principal de cette révolution?

La nécessité, bien sûr, mais également « une plus grande sécurité » selon la directrice de l’institution de Francfort, qui indique que : « Nous devons nous tenir prêts à émettre un euro numérique si cela s’avère nécessaire ».

Sous-entendu, si la situation économique et financière de l’Eurozone s’aggrave…

Dans son communiqué, l’institution chargée de la bonne gestion de l’Union monétaire explique « qu’un euro numérique serait une forme électronique de monnaie de banque centrale qui, à l’instar des billets de banque, permettrait à tous – ménages comme entreprises – d’effectuer leurs paiements quotidiens rapidement, facilement et en toute sécurité ».


Ainsi, le « miracle » de l’argent des banques centrales (création monétaire à partir du néant) va enfin être élargi à la sphère des masses (ménages et entreprises).

Quelle formidable nouvelle !  Les dirigeants des banques centrales sont donc en train de faire céder toutes les digues (morales et logiques) pour faire perdurer un système financier alchimique dans lequel nous sommes plongés depuis 1909 et qui est en train de nous conduire à une catastrophe d’ampleur apocalyptique.

Cependant nos grands banquiers centraux, au service de l’oligarchie financière transnationale, oublient un peu vite l’adage qui énonce que « La nature a horreur des trop longs miracles ». Et il y a fort à parier que cette monnaie numérique ne soit pas réellement créée pour la liberté des peuples et la prospérité des nations…

En effet, même si dans un premier temps cette devise numérique va exister « parallèlement aux espèces, sans les remplacer », précise la BCE, qui affirme qu’elle continuera « dans tous les cas » d’émettre des espèces. Il est évident que nos sympathiques bouts de papier colorés et nos pièces, ne vont plus faire long feu, face à cette monnaie magique (qui en plus d’être créée ex nihilo), ne coûtera rien à fabriquer. Un simple jeu d’écriture suffira.

Par la grande crise qui vient, les banquiers centraux deviendront donc enfin les « dieux » tout puissants de l’économie…

Évidemment les « experts » expliquent que cette initiative se justifie aussi par la forte diminution constatée de l’usage des espèces dans la zone euro, accélérée par la pandémie de Covid-19 (notamment en Allemagne). Et oui magie du Coronavirus, les espèces (moyen de paiement préféré des terroristes depuis quelques années) sont aussi un vecteur de mort par contagion depuis la pandémie !

Ajouter à cela, la tendance de numérisation des paiements qu’ont entraînée plusieurs gros projets de cryptomonnaie comme la Libra de Facebook ou évidemment le Bitcoin, et cela a suscitée selon la BCE, de soi-disant inquiétudes en termes de risque financier…

Le communiqué évoque d’ailleurs explicitement ce phénomène en expliquant que le « lancement, à l’échelle internationale, de moyens de paiement privés soulève des questions prudentielles et menaceraient la stabilité financière et la protection des consommateurs ».


Ainsi, en tant que pourvoyeur principal de fausse monnaie en Europe, la BCE souhaite réaffirmer son hégémonie face à ces innovations, et l’institution souhaite donc proposer un moyen de paiement numérique « sans risque à l’échelle européenne ».

Mais en réalité la BCE et Lagarde en particulier, ne font qu’appliquer des directives qui viennent « d’en haut ». L’institution européenne ne va pas être la seule à enclencher ce mouvement.

La Banque des Règlements Internationaux confirme

Benoît Coeuré responsable du pôle innovation de la Banque des règlements internationaux de Bâle, ancien membre du comité exécutif de la Banque centrale européenne, ancien du Trésor français et participant récurrent à la réunion du groupe Bilderberg (2014, 2015 et 2016), nous explique, lui aussi, que la fameuse Libra de Facebook aurait conduit les banques centrales à se réveiller sur les questions de crypto monnaies.

L’économiste de la BRI, en disant que « Les banques centrales ont pris les cryptomonnaies de haut » explique que ce sont les conséquences de la crise actuelle et le succès des cryptomonnaies qui doivent conduire les grandes banques centrales à franchir le Rubicon des devises numériques.


En réalité, tout cela n’est que de l’habillage marketing, de la propagande politique pour être précis, l’euro numérique est bien le pendant d’autres projets avancés de cryptomonnaie menés au sein d’autres banques centrales dans le monde, à l’instar de la Banque centrale chinoise.

Évidemment les cryptomonnaies nous sont vendues par les experts comme des moyens de « stimuler l’innovation« . Ce qui est factuellement faux. Car en quoi l’utilisation du Bitcoin a-t-elle permis de stimuler la création de richesse de ces utilisateurs ?

D’où sortent donc toutes ces affirmations péremptoires sur les cryptomonnaies ? Qu’est-ce qui permet à un Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, de dire que l’euro numérique contribuerait à « renforcer le rôle international de l’euro » et « stimulerait l’économie » ?

En vérité, aucun élément tangible ne permet de démontrer toutes ces affirmations, si ce n’est une volonté transnationale des grands acteurs financiers.

En vérité, la banque centrale des banques centrales n’a d’ailleurs pas caché ses intentions quand elle affirmait à propos des cryptomonnaies, au début de l’année 2020 (en janvier) que la collaboration à l’échelle internationale, notamment via son centre d’innovation, était impérative.


Un groupe de travail regroupant six banques centrales, piloté par Benoît Coeuré, et Jon Cunliffe, actuel sous-gouverneur de la Banque d’Angleterre, avait été lancé dans ce sens.

La pandémie du Coronavirus n’aura donc fait qu’accélérer le processus.

Extrait d’un article de https://reseauinternational.net/


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