Afghanistan: La déroute des démocraties - Scandal
Opinion

Afghanistan: La déroute des démocraties


par CHRISTIAN VANNESTE

En trente ans, les nations “démocratiques” ont systématiquement anéanti les effets de la victoire obtenue à la charnière des années 1980 et 1990.

L’implosion de l’URSS, à bout de souffle, avait soulevé l’idée d’un monde unipolaire tendant vers une fin de l’histoire “heureuse” sous la conduite du modèle américain : la démocratie représentative, l’Etat de droit, la hiérarchie des normes couronnée par les “Droits de l’Homme”, et bien sûr une économie ouverte de type libéral faisant ruisseler la richesse et le progrès humain, favorisant les échanges et à terme une unification du Mc World, avec l’espérance d’un “gouvernement mondial” chargé des régulations que rendraient nécessaires les risques de crises économiques, climatiques… ou sanitaires.

Ce rêve du microcosme qui influence les pouvoirs “démocratiques” du monde occidental, décliné en France par l’ombre d’Attali sur le désastreux gouvernement de Macron, est en train de se fracasser. La victoire des Talibans en Afghanistan est son heure de vérité !

L’effondrement du pouvoir soutenu par Washington à Kaboul éclaire la politique menée par l’Etat le plus puissant du monde : c’est un désastre.


En 1975, l’Occident recule partout, face aux communistes, au Viet-Nam, en Afrique.  En 1979, apparaît un nouvel ennemi, l’islamisme qui renverse le Shah d’Iran, tandis que les Soviétiques imposent un régime inféodé à Moscou en Afghanistan.

C’est alors que devient possible le retournement de situation : les Américains en s’appuyant sur le Pakistan voisin et sur l’Arabie Saoudite, son wahhabisme et son argent, vont faire le Viet-Nam à l’envers en Afghanistan. Il épuisera l’URSS. Sauf, que lorsque les Soviétiques l’emportaient à Cuba, en Angola, en Ethiopie, c’est le communisme qui gagnait.

Cette fois, c’est l’islamisme qui montre sa force et non la démocratie. Celle-ci en profite en Europe de l’Est, mais sans combat, et grâce aux patriotismes locaux enchaînés par Moscou, non par une conquête de la liberté, les armes à la main, malgré la mise-en-scène roumaine. La Hongrie qui s’était soulevée en 1956 et avait été lâchement abandonnée à son sort par l’Amérique montre aujourd’hui encore combien la dimension nationale l’emportait sur les autres considérations.

Le “Printemps arabe” et l’espoir de démocraties musulmanes n’ont été que des mirages qui se sont dissipés. Ils correspondaient au désir paresseux des dirigeants américains : comme ils avaient cru vaincre l’URSS grâce à d’autres, les islamistes, ils allaient renverser les dictatures arabes par le biais des Frères Musulmans. Faire “faire le travail” est moins coûteux en vies humaines et, c’est moins évident, en dollars. D’ailleurs, quand ils le faisaient eux-mêmes, comme en Irak, l’accumulation des maladresses conduisait à une impasse.


Cette paresse doublée d’un incroyable aveuglement, ils la paient maintenant. La démocratie triomphante des années 1990, prônant l’ingérence à coups de bombes dans l’ex-Yougoslavie, en Irak, puis en Libye, propulsée par l’idéologie néo-conservatrice de la construction des nations, a laissé place à un président sénile et pitoyable qui récite ses “éléments de langage” dans un insoutenable déni. Droit dans ses pantoufles, et obligé d’interrompre momentanément ses vacances, il ne regrette rien et n’a fait qu’appliquer la politique de son prédécesseur. Sauf que lorsqu’une armée se retire, elle n’annonce pas la date de son retrait qui dépend évidemment de la situation sur le terrain.

Déjà Obama avait commis cette faute en Irak qui avait conduit à l’effondrement de l’armée irakienne à Mossoul et à l’instauration de l’Etat islamique. Même au Viet-Nam, l’armée sud-vietnamienne avait résisté et la chute du régime pro-américain n’avait pas été immédiate. Cette fois les images de panique de Kaboul, qui ressemblent à celles de Saïgon, sont infiniment plus douloureuses : vingt ans de présence, de sacrifices humains d’une quarantaine de nations, l’équipement et la formation d’une armée balayés en quelques jours.

Les services de renseignement humains et technologiques de la nation la plus riche et la plus puissante du monde, celle dont les milliardaires lancent le tourisme spatial, n’ont rien prévu, rien anticipé, rien préparé.

Les images des Afghans tombant des avions auxquels ils s’étaient agrippés, les restes humains découverts dans les trains d’atterrissage devraient couvrir Biden et ses propos de honte. Il ne regrette rien, son pays a fait le job en tuant Ben Laden et en punissant le 11/9, et sans vouloir construire une nation afghane ! Mais Ben Laden a été exécuté au Pakistan, et c’est bien l’Etat que Washington avait créé avec son président, ses chambres, son gouvernement et son armée qui s’écroule comme un château de cartes.

Comme si l’irresponsabilité et la lâcheté ne suffisaient pas, les gouvernants occidentaux, et les commentateurs dévoués à la lumière démocrate face à l’ombre trumpienne, s’accrochent désormais à une dernière illusion : les Talibans auraient changé. Ils seraient devenus fréquentables.

“Tout va très bien, madame la Marquise”, ils vont installer un gouvernement inclusif. “inclusif”, l’un des mots de la novlangue qui permet de dire qu’il fait beau quand il pleut.

Les Soviétiques avaient promis la même chose en 1945 en Tchécoslovaquie… Mais il ne faut pas demander aux dirigeants démocrates, même ceux que la sénilité épargne, d’avoir de la mémoire ! La “Taqîya”, le mensonge vertueux pour tromper les mécréants, ils ignorent ! Ils n’ont pas encore compris qu’ils ont vaincu le totalitarisme marxiste en promouvant le totalitarisme islamiste : tous les deux ont pour principe de n’en respecter aucun face à l’ennemi. Au pouvoir, ils utiliseront aussi le chantage. Comme Erdogan, avec les migrants, ils mesureront leur politique aux bénéfices tirés de la lâcheté occidentale. Ils ont assassiné un humoriste à Kandahar, tiré sur la foule à Jalalabad, décapité ici et là… cela se négocie comme l’exfiltration du personnel de nos ambassades, comme l’accueil des “réfugiés” auquel beaucoup se soumettent déjà…

A certains la débâcle de l’Occident, la raclée subie par les démocraties ne suffisent pas : il faudrait aussi ouvrir nos portes soit aux lâches qui n’ont pas su défendre leur liberté, soit à ceux qui saisiront l’opportunité de chercher l’Eldorado, sans femmes ni enfants, sauf bien sûr les mineurs de plus de trente ans, et parmi eux quelques violeurs et égorgeurs qui n’auront pas saisi la nécessité du changement de code culturel comme le diront nos bons juges.. (1ère partie)

La guerre selon charlie Wilson est un excellent film américano-allemand réalisé par Mike Nichols. Son “héros” a suscité le soutien décisif des Etats-Unis aux “combattants de la liberté” afghans contre les Soviétiques. Sa conclusion était lucide : “c’est toujours comme ça avec nous : on vient avec nos idéaux, on change le monde et puis on s’en va. Le manège n’arrête pas de tourner… ”

Effectivement, les Américains sont allés en Afghanistan d’abord avec leurs armes et l’argent de leur allié saoudien. Ils avaient des intérêts plus que des idéaux, à savoir mettre les Soviétiques en difficulté. Ils ont laissé le chaos tribal s’installer après la chute du gouvernement communiste, se sont félicités que des musulmans purs et durs formés par leurs alliés pakistanais, les Talibans, mettent de l’ordre en établissant la charia, c’est-à-dire le totalitarisme islamique dans l’ensemble du pays. On voit mal le rapport avec leurs idéaux, la démocratie, la liberté et les “droits de l’homme”, mais quand à partir de ce charmant pays où on encage les femmes privées d’école, ont été organisés les attentats du 11/9, cette fois ils y sont allés eux-mêmes non sans ameuter une coalition de près de quarante pays.

Vengeance, punition exemplaire : l’ennemi n°1 était devenu le terrorisme à combattre par tous les moyens et sans trop de souci pour les bagatelles juridiques de l’Etat de droit. Ce fut la grande époque de la “croisade” démocratique, censée justifier l’invasion, redonnant vigueur au projet défendu notamment par Brzezinski d’une “communauté mondiale d’intérêts partagés” dont les Etats-Unis seraient le gendarme légitime.

Cette stratégie suppose d’abord un modèle : la démocratie représentative, l’Etat de droit, la liberté des affaires et du commerce.

Son établissement justifie le droit d’ingérence lorsqu’un “Etat-voyou” menace un de ses membres ou fait subir à sa population une situation qui s’écarte par trop du modèle.

L’Afghanistan des Talibans rentrait parfaitement dans le cadre, et après leur intervention musclée, les Américains ont donc construit une nation, mis en place des institutions. On se rend compte, vingt ans après, que ce n’était qu’un décor, un “village Potemkine”, que les Talibans ont renversé en soufflant dessus. En fait, tout en déversant 1000 Milliards de dollars sur le pays, Washington n’a jamais cherché à le connaître et n’a pas compris qu’il ne s’agissait ni d’une nation, ni d’un Etat, mais d’une zone tampon entre des influences rivales, habitée par des tribus jalouses de leurs particularismes, arrimées à leurs traditions, séparées par les langues et parfois la religion, pratiquant sans vergogne racisme, sexisme, voire esclavagisme, sans compter le trafic d’opium.

La “croisade” pour la liberté, la construction des nations démocratiques ne sont pas seulement des utopies juste bonnes à susciter la rhétorique creuse des BHL et Cie. Ce sont des fables, des mensonges qui masquent la volonté de puissance américaine et un mélange étonnant de calculs machiavéliques et d’épouvantables maladresses.

La liste des échecs, de l’arrivée de la cavalerie suivie d’une piteuse et humiliante retraite en dépit d’un avantage démesuré de moyens face à l’adversaire est impressionnante : Saïgon 1975, Téhéran 1979 avec en 1980 le fiasco de l’opération de libération des otages ( Eagle claw) ses 8 morts, son C-130 détruit et ses 3 hélicoptères sur 8 en panne, Beyrouth 1983, avec 241morts américains, et 58 Français (!) et fin piteuse de l’intervention, Mogadiscio 1993 rendu célèbre par “La Chute du Faucon noir”, 18 morts, et comme d’habitude, retrait américain, Mossoul 2014, où l’armée irakienne formée par les Américains s’effondre sans combattre, des milliers de ses membres seront exécutés sommairement, Kaboul 2021.

On peut faire trois observations : d’abord, le cinéma américain est formidable, avec ses films héroïques mais aussi ses oeuvres qui, au contraire, sont pleines de vérité, Platoon rachetant Rambo ; ensuite, “l’efficacité” américaine est inégale suivant l’adversaire idéologique, meilleure contre les nationalistes serbes ou arabes, qu’en face des islamistes ; enfin, les Etats-Unis se battent souvent par l’intermédiaire d’alliés, qui ne doivent se faire aucune illusion sur la continuité de l’engagement américain, celui-ci étant toutefois plus crédible lorsque des intérêts rejoignent les “idéaux”.

Il est remarquable de voir les Américains abandonner l’Afghanistan plus vite qu’ils ne l’avaient imaginé alors qu’ils maintiennent une base et des troupes en Syrie.

Le rapport “coût-bénéfice” n’est pas le même. L’Afghanistan n’a aucun intérêt stratégique. Le pouvoir taliban est apprécié par les voisins pakistanais et par la Turquie, et peut au contraire créer des problèmes dans les anciennes républiques soviétiques turkmène, ousbeke et tadjike, et donc à la Russie, à l’Iran chiite également.

Sur le plan juridique, la position américaine est scandaleuse, et montre à l’évidence la mauvaise foi de Washington : alors qu’on lâche un gouvernement internationalement reconnu et qui demande le soutien en Afghanistan, on continue à occuper une partie du territoire syrien, d’y soutenir une dissidence kurde empêchant, comme par hasard, le pays d’exploiter ses ressources pétrolières à l’est de l’Euphrate, et tout ceci à l’encontre du gouvernement légitime.


Quant à l’invasion et l’occupation de l’Irak sous le fallacieux prétexte d’un lien entre ce pays affaibli, le terrorisme islamiste et de prétendues armes de destruction massive, elles ont permis à la victime du 11/09 de s’emparer du pétrole irakien et de tenter la création d’une démocratie dans la région. L’ignorance et les maladresses ont détruit ces fantasmes et définitivement ruiné la crédibilité des Etats-Unis.

L’étonnant tropisme “islamique” des Américains, essentiellement des “démocrates”, est d’ailleurs l’un des arguments pour dénoncer leur imposture en tant que chevaliers de la démocratie. Déjà, le 27 septembre 1996, les Talibans avaient pris Kaboul et la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright avait dit que c’était un pas positif.

La sélection opérée par Obama par la suite entre les “bons” islamistes “frères musulmans” ou “Al Nosra”, c’est-à-dire “Al-Qaïda” et les “mauvais” de Deash, son soutien au “Printemps arabe”, en fait la vague islamique contre le nationalisme arabe, sont également de nature à éveiller les soupçons. L’importance des liens économiques, énergétiques, entre les Etats-Unis et les Etats du Golfe tous aux antipodes du modèle démocratique, puisqu’il s’agit de monarchies absolues dans des pays où parfois la majorité de la population est étrangère et exploitée, l’emporte sur les fameux “idéaux”. En dépit de tout, l’ennemi demeure la Russie plus que l’islamisme. (2ème partie)

La défaite des Etats-Unis face aux Talibans a deux aspects : le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan et l’onde de choc qui pourra se propager sous trois formes, d’abord l’islamisme écrasé sous le drapeau de l’Etat islamique pourra inciter ses différentes expressions à reprendre l’offensive ; ensuite, les Etats non-démocratiques se trouveront confortés aussi bien à l’intérieur que sur la scène internationale ; enfin, l’idéal démocratique lui-même sera profondément affaibli.

En Afghanistan, les actions entreprises grâce aux Occidentaux sur le plan social, scolaire et sanitaire, verront leurs effets anéantis. Il faut être naïf pour imaginer que les Talibans tiendront leurs promesses. Les filles ne seront plus scolarisées, seront mariées arbitrairement à un âge précoce. Les moeurs cruelles des Pashtouns légitimées par la lecture la plus rigoureuse du coran et des hadiths, selon le sunnisme “deobandi” des écoles coraniques pakistanaises où ont été formés les Talibans, régneront jusque dans les villes qui s’en étaient libérées.

L’islamisme vainqueur à Kaboul, c’est “les talibans plus internet”, comme le communisme de Lénine, c’était “les soviets plus l’électricité”. Cette possibilité d’un total décalage entre le progrès technique importé et l’archaïsme social est l’un des enseignements de l’islamisme.

On voit mal en raison de l’absence d’informations précises sur l’ensemble de ce pays, que l’aveuglement des services de renseignement américains vient de confirmer, ce qui empêcherait les Talibans de se livrer à des exécutions sommaires, à des tortures, au massacre de tout ce qui aura si peu que ce soit collaboré avec les Occidentaux ou seulement adopté un aspect de leur mode de vie.

Mais cette complicité de fait entre l’Amérique et les assassins de ceux, qui avaient eu le grand tort de faire confiance à Washington, n’est pas nouvelle : les partisans du Shah en Iran, les Cambodgiens victimes des Khmers rouges, les Viet-Namiens anticommunistes, les Cubains anticastristes en avaient fait l’amère expérience. Seul le chantage pratiqué par le nouveau pouvoir pourra atténuer le mal : aidez-nous si vous ne voulez pas que nous soyons plus terribles encore. Les Etats musulmans alliés des USA exerceront sans doute des pressions toutes relatives pour éviter notamment l’installation de bases terroristes, mais ce n’est pas gagné.

L’onde de choc internationale sera considérable.

Des militants islamistes auront vaincu quarante nations menées par la première puissance mondiale. De quoi soulever l’espérance et propager la conversion des uns, le fanatisme des autres depuis l’Afrique jusque dans les quartiers où bouillonne la haine de la France en particulier et de l’Occident en général !

En 2010, Mohammed Merah était allé en Afghanistan pour rencontrer les Talibans, heureusement chassés du pouvoir à l’époque. Les groupes armés islamistes seront animés d’un nouveau souffle. Les Etats chancelants pourront basculer avec l’espoir de bénéficier de l’aide turque ou qatarie car les Etats islamistes auront vu leur pouvoir d’influence grandir.

La Turquie a déjà mis un pied en Afghanistan en proposant aux Américains de prendre le relais à l’aéroport de Kaboul, tout en se félicitant de la défaite de l’impérialisme. Après sa victoire dans le Caucase et en Libye, les Européens ne semblent toujours pas prêts à rompre avec le nouveau sultan ottoman dont le double langage est révélateur de l’idéologie qu’il cultive. Erdogan les tient par la menace de l’invasion migratoire, et une fois de plus nos dirigeants, toujours innocents de leurs fautes, déclarent leurs nations coupables de tout et pour tous, et condamnées, de ce fait, à accueillir un flux de réfugiés afghans.

Même Macron a pressenti le danger, pour lui électoral, de cette politique à laquelle il souscrit dans les faits, et immédiatement les belles âmes masochistes, dont nous subissons le pouvoir médiatique, ont pour une fois critiqué “leur” président. Les relations entre la France et l’Afghanistan sont ténues. L’Armée française s’est dégagée totalement depuis sept ans. Il n’y a aucune raison d’ouvrir les vannes sauf pour les quelques personnes de bon niveau qui pourraient rendre service à notre pays. Les autres doivent se battre chez eux pour une liberté qu’ils n’ont pas eu jusqu’à présent le courage de défendre.

L’impuissance des Etats démocratiques ne peut qu’encourager les Etats qui le sont moins, même si certains d’entre eux bénéficient d’un soutien populaire plus profond.

La Russie qui peut voir d’un oeil inquiet l’islamisme le plus virulent s’ancrer à la lisière sud de sa zone d’influence, gère habilement l’islam sur son sol, et surtout a prouvé qu’on pouvait faire confiance à son alliance. Elle devrait profiter de cette situation pour avancer, en Afrique, notamment.

L’Iran chiite doit se méfier des extrémistes sunnites aux commandes à Kaboul, mais la Bérézina infligée à leur ennemi américain doit les combler de joie.

La Chine a déjà pris langue avec les Talibans sur le plan économique car le pays présente pour Pékin des intérêts que Washington n’a pas. C’est pour elle l’occasion d’étendre son “aura”. Pendant qu’on regarde l’Afghanistan, on oublie Hong-Kong et peut-être demain Taïwan.

Le dictateur nord-coréen doit se moquer plus que jamais des rodomontades américaines. Le grand gagnant est le Pakistan, le parrain des Talibans et grand ennemi de l’Inde, qui trouve l’occasion de réaliser son rêve de profondeur stratégique. On sait que ses services secrets ont soutenu les Talibans depuis leur berceau et jusque dans leurs repères. C’est au Pakistan que vivait Ben Laden.

On peut se demander comment les “démocraties” de remettront de cette gifle monumentale. Elles auront été incapables de défendre, les armes à la main contre un ennemi dépourvu de moyens considérables, les valeurs qu’elles entendent répandre dans le monde entier en échange d’une aide sonnante et trébuchante et de leur “protection” sur laquelle on va désormais s’interroger.

Les remontrances et les pressions à l’encontre des pays africains, ou même européens, comme la Hongrie, dès lors que les droits de la minorité “homosexuelle” ne sont pas reconnus voire privilégiés, auront-elles encore un sens dès lors qu’on laisse s’installer des gens qui pratiquent la peine de mort à l’encontre de ces comportements?

Le ridicule des discours atteint son paroxysme avec celui du grotesque socialiste espagnol Josep Borrell menaçant les Talibans d’isoler l’Afghanistan : ils s’en moquent, car ils n’en ont pas besoin. (3ème partie)

A suivre…


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